Le réparateur de machine à café et novelliste de Sheffield (ou Bobo)
Je me reveille dans mon lit le dimanche matin et ma couette semble avoir bien envie de me garder près d’elle. Les draps me semblent plus doux que d’habitude et je ne cesse de me tourner et me retourner dans mon lit en poussant des petits couinements de plaisir à leur toucher. Le matelas semble plus confortable, mon coussin plus moelleux et je me sens prisonnière du plaisir qu'ils m'apportent. Quelle bonne soirée me dis-je.
Ce Bobo m’avait fait passer une soirée parfaite et je savourais à présent ma grasse matinée du dimanche embrassée par mon duvet.
Ce dernier jour de la semaine a été comme vous avez pu vous en douter totalement dévoué au farniente et à la molasserie.
Dimanche finit par passer et le début de la semaine commence en douceur, pour moi le lundi, il ne faut pas trop m’en demander et à mon retour chez moi, je range comme après tout bon week end actif, un champ de bataille innomable. Je commence par le linge, puis les paperasses, et enfin je passe aux chaussures. Alors que je passais du cirage sur ma paire de bottes, j’ai commencé à penser à Bobo, s’il allait me rappeler, et c’est là que mon téléphone sonne.
Je me lève et me dirige vers mon sac, prends mon telephone en main et vois l’appelant. Je souris, et oui c’est Bobo !
Je décroche et nous discutons, normalement, il n’y a pas de blanc, on rie même. Apparemment on a passé le même type de dimanche et de lundi. Assez vite il me demande si mercredi je suis libre pour m’emmener voir une scéance de théatre expérimental. Voilà une date qui sort du commun ! Bien sûr j’accepte. Je raccroche et je me sent toute guillerette.
Mercredi arrive je me rends à mon rendez vous. J’avais toutefois cette sale appréhension du premier rendez vous après la rencontre en boite : à quoi ressemble-t-il déjà ? est-ce qu’il faut que je l’embrasse sur la bouche ou les joues en arrivant ? est ce qu’on aura quelquechose à se dire ?
J’arrive au lieu du rendez vous et il est là. Surprise je trouve qu’il a bonne mine et limite je le trouve plus mignon que le souvenir que j’en avait gardé. C’est bien rare, mais c cool ! Je lui fais quand même la bise, tout de même il faut un peu de convenances !
On se rends donc à cette séance de théatre expérimental et je dois avouer que j’ai trouvé ça génial : l’endroit était époustouflant : un entrepot énorme désafecté sous les ponts de London Bridge, le concept était original, les acteurs bons, la compagnie agréable. Bref, j’ai passé une très bonne soirée et en partant Bobo insiste pour me raccompagner. J’accepte, et nous commençons à marcher vers chez moi sauf sauf que l’on se perd un peu et le chemin qui prends normalement 20 minutes en a bien pris 40. Nous avons eu l’occasion toutefois de discuter de plein de choses et j’ai appris qu’il avait pour passion l’écriture, qu’il écrit des nouvelles. Nous parlons de sa passion, de ses centres d’intérêt et des miens, puis on fini par arriver chez moi. Je le remercie et lui indique l’arrêt de bus pour lui rentrer. Il me demande alors une faveur, la seule de la soirée : celle de m,embrasser. Il a été si parfait ce soir là qu’il le méritait son baiser alors je lui ai donné, puis suis allée me coucher, très fatiguée, en lui promettant de le rappeler quand je reviendrai de France une semaine après.
Par pasdesexeinthecity, Mardi 13 Fevrier 2007 à 00:03 GMT+2 dans Dossiers en veille (article, RSS)






