Pas de sexe in the City

Ces soirées S4 (1)

Le week-end dernier a été celui du retour à mes anciennes habitudes de chopeuse sage.

 

Je ne sais pas si c'est Vénus qui a arrété de me bouder ou tout simplement parce que j'ai changé de type d'endroit pour mes sorties mais une chose est sûre: je me fais à nouveau mater et ce, pour mon plus grand plaisir!

2007 s'annonce sous les couleurs de la séduction, de la sensualité...sans sexe! Premier épisodre, samedi dernier à la Fabric de Londres.

Après une traversée du désert en 2006, je sens que 2007 sera plus riche en séduction et en crousti-stories!!

Samedi dernier, nous nous sommes retrouvés dans l'espace VIP de la Fabric, boite électro tendance de Londres. Ma dernière expérience là-bas n'a pas été convaincante, mais tout le monde m'a dit que c'était par ce que j'y avais été un vendredi. J'ai donc accepté de redonner une chance à ce club et en effet, dès la porte principale passée, je sentis de suite que les vibes allaient me porter pendant une bonne partie de la soirée.

Nous nous installons dans le carré VIP, partagé entre deux grands canapés d’angle. Celui de droite est pour nous. Celui de gauche est déjà attribué à trois jeunes hommes.

La soirée commence, la vodka-redbull coule à flot. La musique bat son plein et l’ambiance est top. Nos voisins dansent, je danse, on se sourie. Finalement on finit par se parler. Ils sont français, forcément ils étaient pas mal… surtout celui du milieu qui a une gueule d’amour.

Je discute avec les trois tour à tour, mais ma préférence alla de suite vers gueule d’amour. Il avait ce physique typiquement parisien que je ne saurai expliquer. Il avait la machoire carrée, mais les traits très fins, les cheveux un peu longs qui tombaient en arrière, bref il me plaisait.

J’ai eu assez vite envie de l’embrasser, mais je ne pouvais pas. En effet je ne pouvais pas trop sauter sur un type alors que j’étais accompagnée par une groupe entier de gars. Il n’y avait qu’une autre fille dans le groupe et elle était la copine du type qui fêtait son anniversaire. Donc je me suis retenue, belle guelle, quant à lui, a très vite dû penser à la même chose que moi car il se rapproche de moi à un moment et me souffle : « ça te dit d’aller voir les salles en bas ?», je souris et je dis oui…

Il me prend la main et nous nous échappons discrètement du carré VIP, nous descendons parmi la foule. La musique est plus forte, on a du mal à avancer tant il y a du monde, les gens se bousculent, et je regrette déjà mon carré VIP… Je décide de prendre les choses en main en me frayant un passage parmi des dizaines d’ « extasiés » et lorsque je me retourne, plus de gueule d’amour ! Zut alors, j’ai manqué mon baiser !

Connaissant le type d’endroit qu’est la Fabric, je ne me suis pas attardée dans l’arène bruyante et suis remontée dans mon carré. Il n’était pas là, tant pis, il finira bien par remonter. Sauf qu’il ne remonte pas, je danse, danse, et plus les vodka-redbull descendent, plus mon envie de l’embrasser monte. Alors je décide de replonger dans la foule afin d'aller le chercher. Malheureusement pour moi je tombe dans un horrible embouteillage humain ou j’ai bien mis dix minutes à m’en échapper. "Que cela te tienne de leçon" me dis-je, "ça t’apprendra à courir après les mecs."

Je remonte vite fait et là, satisfaction, je vois qu’il est de retour, mais je feins de ne l’avoir pas vu. En effet il avait ramené trois anglaises avec lui qui, d’ailleurs, prenaient de la place dans notre carré. Je m’en fiche ou fais comme si, et continue à danser, mais assez vite, il vient vers moi me demandant où j’étais passée. Je lui ai dit que lorsque je l’ai perdu, j’ai fait mon propre chemin, et qu’il en a fait de même, en tournant mon regard vers les anglaises. Ah ces anglaises ! me dis-je, toujours là pour casser des coups ! Mais je ne me laisse pas abattre, je vaux mieux qu’elles trois toutes réunies. Même si c’est pas vrai, l’important c’est d’y croire. La confiance en soi, c’est très important dans le charme.

On continue à discuter, de plus en plus près, on danse aussi ensemble, mais je garde les distances et vais danser de temps en temps aussi avec mes amis pour qu’ils ne se doutent de rien. Enfin 5h00 du matin arrivent et mes amis me disent qu’ils s’en vont. Moi j’étais encore en pleine forme, et leur départ était l’occasion pour moi de me retrouver seule avec gueule d’amour.

Je pretexte donc que je vais attendre encore une demi-heure avant de prendre le métro, que ça sera plus simple ainsi. Ils partent, les anglaises avaient disparu, je ne sais même pas quand, et voilà la voie libre pour croquer gueule d’amour. Je pense qu’il attendait cela aussi. Cela n’a pas tardé, nos lèvres se sont rapprochées et se sont scindées dans un chaud baiser. La pression redescendit lorsque je fus rassurée sur sa façon d’embrasser. Oui, il savait très bien embrasser, et c’était un vrai plaisir. De plus ma gueule d’amour était du type tendre-violent. Alors que ses lèvres parcouraient les miennes, sa main caressait mes cheveux, si fort qu’elle les tirait, et faisait pencher mon visage vers l’arrière, mais cela ne me faisait pas mal, au contraire c’était assez plaisant même. Ensuite il me mordillait partout, en me serrant contre lui, encore une fois c’était très agréable. Mais à un moment, il m’a pris le bras et me l’a mordu ! Et oui, gueule d’amour pétait les plomb, il devenait trop affamé, et je devais le calmer dans son élan cannibale. Je me lève et vais donc danser avec un de ses amis afin de le laisser reprendre ses esprits.

Il ne tarde pas à venir me chercher, me disant qu’il veut rester avec moi, toute la nuit, qu’il veut qu’on parte, maintenant. Forcément je dis non. Il me dit alors qu’il a vraiment envie de moi, qu’il n’avait que moi en tête toute la soirée et que s’il voulait, il aurait pu se faire les anglaises mais qu’elles ne l’intéressaient pas. J’écoute son discours puis l’embrasse car même si je n’en croyais pas un mot, gueule d’amour m’appartenait encore pour quelques instant et j’avais soif de ses baisers goût rhum-coca.

Il me prend par la main et m’emmène en bas, vers la sortie afin que nous récupérions nos affaires. Je n’ai même pas eu le temps de dire au revoir à ses potes que déjà nous avions nos habits respectifs sur le dos. A la lumière du vestiaire, j’ai alors vu ses yeux. Ils étaient verts-noisette, et je ne pouvais rêver mieux car ils allaient tellement bien avec sa gueule d’amour qui me plaisait encore plus. Rien que pour ça, je l’ai embrassé à nouveau  car il le méritait bien.

Sauf que le second effet kiss-cool était qu’en voyant ses yeux, j’ai vu aussi qu’ils noyaient dans l’ébriété. Et là, je me suis dit, bon, c’est pas grave, je comprends mieux pourquoi il venait de me déclarer sa flamme sexuelle aussi facilement. Nous sortons et je lui dis qu’il serait sympa qu’il me raccompagne jusqu’à mon arrêt de bus. Il me dit que bien sûr, vu que nous rentrons ensemble.

Ma chambre était dans un état chaotique, et la dernière des choses dont j’avais envie, c’est d’un type bourré. Je lui explique diplomatiquement qu’il n’a pas toute sa lucidité et qu’il ne sera certainement pas content de se réveiller à côté de moi le lendemain matin, si toutefois il se rappelle de moi. Il me dit que non, qu’il a envie juste de dormir avec moi, de me serrer contre lui. Je réitère mes réticences et gueule d’amour perd patience et me relâche qu’il veut me faire l’amour toute la nuit et que je ne serais pas déçue. Et là, il ajoute pour me tenter « tu es une femme mûre, tu sais ce que tu veux, et ça, je le sais ». J’éclate de rire, nous sommes un des premiers samedis de 2007 et pour la première fois de ma vie, je me faisais qualifier de femme mûre ! Décidément il fallait que je fasse attention car la carte vermeil m’attendait au tournant…

Bref, gueule d’amour m’avait donné de succulents baisers, mais là, il commencait à gâcher ma soirée. Toujours insistant, il m’embrasse mais je n’y prenais plus plaisir, je réfléchissais à comment me débarrasser de lui sans que cela ne soit trop brusque. Il prit alors les choses en main et arrêta un taxi. Je dis encore une fois non, il ne m’écouta pas et me cria « c’est quoi ton adresse ?» afin de la donner au chauffeur de taxi alors que je continuais d'avancer. Je me retourne une derniêre fois et lui dis « je sais ce que je veux, n’est ce pas? et bien si j’ai dis non, c'est non, it`s nice to have met you beautiful stranger » je lui fis signe de la main et j’ai tourné les talons. Il a dû monter dans le taxi et rentrer chez lui. Quant à moi, je me sentais bien. J’avais passé une bonne soirée, et je rentrais chez moi à pied. En traversant le pont de Blackfriars, le jour se levait. Un dimanche calme et ensoleillé se profilait dans cette aube naissante, Londres était magnifique et moi, je me sentais accomplie dans cet épisodre où j’avais réussi à prendre le meilleur de gueule d’amour et de m’être arrétée à temps afin de garder un délicieux souvenir sucré-salé de ce petit parisien de passage chez nous.

 

 

Vos commentaires

1 Le Lundi 22 Janvier 2007 à 09:45 GMT+2, par Flick-Flop

Bravo, ma petite Lyne Achevez! Tu as démontré une parfaite maîtrise du S4, dont cet épisode illustre bien la théorie...Si les hommes -moyens- ont tendance à nous donner des souvenirs doux-amers ( mélange de plaisirs -charnels, comme les baisers réussis- et de déceptions dûes à leur trop banale médiocrité et primitivité), transformons alors ces souvenirs en amuse-bouches sucré-salés!

2 Le Lundi 22 Janvier 2007 à 11:14 GMT+2, par Lyne Achevez

Héhé, merci ma flick. Et oui, comme le disaient les cartes, il faut faire son marché! Choisir les meilleurs fruits et laisser les mauvais là où ils sont. Et c'est exactement ce que j'ai fait. Cette nuit là, j'ai fait mon petit marché sensuel.
Il faut encore que j'écrive mon article Ces soirée S4 (2) car ce samedi, j'ai remis ça, cette fois avec un beau bobo! mmm celui là était délicieux aussi...

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