Petits frissons...
Le motard
Il fait froid, un vent glacé nous coupe le visage, je me serre fort contre lui, pas trop non plus -euh! mais je le connais à peine...On roule à gauche et on double les bus rouges sur la droite.
Je viens d'être invitée en dernière minute à rejoindre des potes pour faire un tour de Londres en moto. Rock'n'roll, isn't it? Nous sommes quatre, deux filles et deux garçons. Nous irons donc par couple. Je me place derrière mon motard, que je connais à peine, ami de mes amis, que j'ai juste rencontré la veille. C'est un peu gênant quand même, l'intimité que ça crée immédiatement entre deux personnes de se mettre sur une moto et de s'accrocher l'une à l'autre à 100 à l'heure. D'aillleurs, c'est un truc qui marche du tonnerre avec les filles, j'en suis sûre, un cristallateur-accélerateur...Observez d'ailleurs à Paris tous ces moto ou scooter-couples...ils dégagent comme un je ne sais quoi de romantisme urbain...entre les pots d'échappement, les bus, les éboueurs et les accélérations, attention, ça va tanguer, mon amour!
Bref, vous l'aurez compris, les motards, ça me fait toujours de l'effet...Comme les surfeurs d'ailleurs...Bref, tous ces trucs de fille, je marche au quart de tour! L'appel de l'océan, de la vitesse, de la glisse! ah, la, la!
Bon, en attendant, j'essaie maladroitement que mon casque ne s'entrechoque pas au sien et je m'applique à bien suivre son mouvement dans les virages...Je le serre, lui, entre mes jambes, elles, un peu trop fortes...Désolée de lui révéler déjà tant sur moi...
Le banquier ou Aspartame
Le banquier, je l'ai rencontré au détour des expressos qu'on servait à la chaîne, entre les cacahuètes et les clients pressés d'un salon, alors que, tous deux sur le banc de touche encore du marché du travail, nous exerçions le merveilleux métier d'hôtesses et d'hôtes...Petite équipe de six, nous étions embauchés au carré VIP, c'est-à-dire le centre névralgique du salon, où tous les exposants viennent se retrouver, se détendre, se rencontrer...[ Veuillez vous reporter au dossier Beau Gosse de Lyne pour une étude plus complète des salons et de leurs possibilités.] Et je l'avoue, un moment où je lui ai peut-être renversé du café sur son t-shirt, nos mains se sont frôlées, il a dû me faire une petite blague et paf, je me suis dit: il se passe quelque chose...Je me sens touchée...
Trois jours plus tard, et des heures de travail en plus, nous finissons notre salon au champagne. Je reste bien sûr. Lui aussi...Une petite bulle se crée peu à peu autour de nous mais nous restons sages, enfantins. C'est amusant, on reprend le métro, main dans la main quand même, et puis salut, on se sépare à la prochaine...Mais l'histoire ne s'arrête pas là...
Alors, entre le motard et le banquier, les paris sont ouverts: qui va l'emporter? A suivre...
Par pasdesexeinthecity, Mercredi 18 Octobre 2006 à 00:59 GMT+2 dans Dossiers classés (article, RSS)






